Et si on racontait une histoire…
Une histoire d’un temps
où la fumée serait descendue sur le monde
pour étreindre les arbres et les hommes,
les néons et les dentelles,
les heures comme les jours comme les bruits,
pour éteindre de poussière et de vapeur
tous les cris qui chantent
et tous les cris qui crient,
pour endormir dans la nuée
les contours et les atours,
pour ne retenir du beau comme du laid que la silhouette,
comme un souvenir, comme une ombre,
comme la vérité de tout avenir.
Des rayures, des tournures et des ratures,
il n’y aurait plus que nuages, silence et absence.
Comme une suspension, une attente,
Un pire qui s’abstiendrait.
Courage, le vent se lève.
Amuses-gueules
conciliabules
séquences
Pakistan, 1947. |
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Une histoire ou une vision?
Il y a de la tendresse jusque dans tes visions d'apocalypse. J'ai senti ça d'abord: une fin impossible à finir, qui serait moins pire que le pire, le pire ne pouvant être imaginé. Puis j'ai vu une pause, un avertissement sidérant et salutaire, une corne de brume. En fait je ne sais pas trop.